raphe tatouant

RAPHE,

artiste-

tatoueur

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Je me suis approché du monde du tatouage en 2014, pour ne plus le quitter depuis. 

Après plusieurs boulots dans des univers différents, et principalement du graphisme, le tattoo s’est imposé comme une évidence, je ne peux m’épanouir professionnellement que dans cette passion. Cela demande patience, plaisir, sérieux, ponctualité, essayer de comprendre l’univers du tatouage en respectant les anciens et en esquivant le monde de la frime. Et de l’écoute, beaucoup d’écoute et de partage. 

 

Mon premier apprentissage fut auprès de Karine de l’atelier Katattoo à Clichy. Elle m’a transmis les valeurs du monde du tatouage et l’engagement ainsi que le goût du travail en salon privé, du soin apporté à chaque client. 

Mon deuxième apprentissage était un peu plus mouvementé. C’était auprès de Duc Nguyen au salon 1984 à Hanoï au VietNam. Là-bas, il était plus question d’échange, car j’y enseignais aussi le dessin aux autres apprentis tout en assistant le maître dans la réalisation de pièces de plus en plus impressionnantes chaque jour. La hiérarchie est un poil différente au Vietnam, et si on sait la fermer et ne pas montrer trop d’ego, on peut glaner deux ou trois infos utiles en passant. 

 

“L’Atelier de Raphe”, c’est un peu le carrefour de ces expériences, le soin et le temps consacré aux gens, la quête d’une amélioration des tatouages et de la technique, et mon goût prononcé pour les arts classiques, les sciences naturelles, et l’amour de l’apprentissage ! Cela fait maintenant deux ans que ce petit studio est ouvert, et il ne désemplit plus. 

 

Initialement je voulais me spécialiser dans le recouvrement de cicatrices, et je continue à en faire, mais plus rarement, ce n’est plus le coeur de mon activité. L’investissement émotionnel est très lourd et il m’est difficile d’assumer cela tous les jours.

 

Il y a vraiment trois styles dans lesquels je me sens bien et que je veux creuser, explorer et développer. 

Le “réalisme dotwork”, qui me permet de retranscrire à peu près tout de façon réaliste, et en particulier les éléments de planches anatomiques et botaniques glanées dans des vieux bouquins. 

Mon style “graphique”, est en fait la façon dont je dessine au naturel, quand je gribouille spontanément. C’est à la fois mon espace de détente et d’expression le plus vaste. 

Enfin, la “gravure classique”. Très inspiré du XVIII-XIXe siècle, dans le style, et de l’antiquité dans le propos. Cela me permet de créer des allégories et de donner un style intemporel à mon travail. C’est un peu mon approche fétiche du tatouage car c’est un rendu dont je trouve qu’on ne se lasse pas… et puis comme les tatoueurs le pratiquent depuis finalement assez peu de temps, ce style me semble avoir encore une part d’exploration a offrir, je trouve cela assez grisant !